Juste une mise au point

Bon, faut être honnête, cet espace n’est pas mis à jour assez régulièrement depuis le début de l’année.

La faute à quoi, je ne sais pas. A moi, au travail qui s’accumule, aux notes qui sont commencées et non publiées, à cet univers qui ne me permet pas de faire ce que je veux de cet espace, mais plus particulièrement à une autre cause.

Je ne sais pas vous, mais ici, il m’arrive de raconter ma vie plus ou moins romancée, plus ou moins souvent. Cela ne me gêne pas que les gens y réagissent, ou se posent des questions (et par la même occasion qu’ils m’en posent). Mais ce que je refuse c’est que cela entraîne dans les minutes de la publication : la réception de 5 SMS (même pas écrits en français), les appels téléphoniques sur les différents téléphones (portable, appartement et bureau), les “Pourquoi tu n’as rien dit ?”, les “Pourquoi tu ne parles plus de moi, tu me détestes, c’est ça ?” et tout le reste.

J’écris ici ce dont j’ai envie, si cela ne convient pas aux gens, ils ne sont pas obligés de venir ici. Ce n’est pas parce que je tourne une ou plusieurs pages de ma vie que je déteste les gens, que je les maudis. C’est justement le principe de tourner les pages, de pas devoir ressasser toujours les mêmes choses, les mêmes apitoiements.

Alors voilà 4 mois que je m’autocensure, que je ne publie pas certaines notes de peur de devoir justifier des choses que ne sont pas à justifier, et même les notes les moins personnelles sont sujettes à polémique (ben oui, je fais des photos de nuit et je ne suis pas forcément accompagnée, ou je ne sais quoi).

Alors voilà pourquoi cet espace n’est pas mis à jour régulièrement, pas par manque d’idée, juste par couardise de ma part ; et voilà pourquoi il ne sera pas mis à jour plus régulièrement.

Et puis, il y a aussi ce que je veux en faire. L’agencement ne me plait pas trop, je ne parviens pas à organiser l’espace, ni à mettre en ligne ce que je veux. Alors il risque d’y avoir quelques changements d’ici peu, juste le temps pour moi de mieux définir ce que je veux.

Quand je vous dis que ce n’est pas moi mais les autres !

La journée avait plutôt bien débutée, la grande absente de ces derniers temps, c’est à dire ce qu’on appelle motivation, ayant fait son retour et le crocodile étant un peu enfoui au fin fond de mon esprit.

A 7h59, la bouilloire était en route (c’est mon premier geste du matin au bureau, enclencher la bouilloire), la messagerie vocale de mon téléphone arrêtée (donc 3 messages à traiter plus tard dans la matinée).

A 8h30, les mails et messages vocaux étaient traités (et un classement direct vers la corbeille, et une réponse rapide en moins de 2 minutes, et une réponse un peu plus élaborée inscrite dans les tâches à faire,..) ; 2 tasses de thé avaient été avalées, la troisième était en préparation.

A 8h40, Netvibes et Gmail étaient vierges de toute nouvelle notification (je ne prends que 10 à 15 minutes le matin pour lire vos messages, d’où mon faible nombre de commentaires, je me rattrape après) .

A 9h00, j’étais plongée dans mon analyse critique d’un super process américain de la mort (du style ils vont sauver le monde, sauf qu’on l’a déjà fait il y a 10 ans). Et c’est à partir de ce moment que tout a dérapé. La majorité de mes collègues arrivent entre 8h30 et 9h00, ce qui laisse peu de temps pour profiter du silence dans les couloirs, du calme relatif de l’imprimante, et de la possibilité de mettre la musique à fond.

A 9h00 donc, c’est ma super secrétaire qui a débuté le bal, tricot et recette de cuisine en main. ½ heure à expliquer que la fausse côté anglaise ne doit pas avoir le même aspect que la vraie côte anglaise et une autre ½ heure à affirmer qu’un vrai cassoulet ne se fait pas avec des haricots normaux, mais avec des tarbais (à la rigueur des lingots), que les chipolatas ne sont pas un ersatz de la saucisse de toulouse, et que oui, il doit y avoir toute la viande de canard inscrite sur la recette (et pas de gésiers ni de côtes de porc).

A 10h10, c’est une collègue qui est arrivée, toute contente de me parler du CDI qu’elle avait trouvé, une fois son CDD fini. Je l’adore, j’étais super contente pour elle, mais j’avais autre chose à faire. Elle a donc parlé pendant une heure avec quelqu’un qui essayait de se concentrer sur son article, qui faisait hmmm de temps en temps.

A 11h30, branle-bas de combat, il faut se dépêcher d’aller à la cantine, sinon il n’y aura plus de frites !!!!!! Si cela continue, ils iront à la cantine directement après la pause-café du matin.

A 12h40 je vais à la cantine, bizarre, il reste des frites…

A 13h30 c’est mon patron qui veut vérifier une disponibilité pour une réunion où je n’ai rien à faire si ce n’est de mettre mon grain de sel là où il ne faut pas.

A 13h40 c’est mon téléphone que fait des siennes (note pour plus tard, le laisser toute la journée sur messagerie vocale et pas seulement le matin).

Finalement, j’ai été tranquille à partir de 15h00, et fait étrange, ma motivation était retournée dans les bas-fonds. Bref j’ai fini ma journée comme ça :

J’ai fermé ma porte, j’ai mis la musique à un niveau sonore acceptable,  mon dossier n’a pas avancé d’un poil, mais j’en ai profité pour faire toute la paperasserie, répondre à vos posts et continuer à me démotiver petit à petit.

Parce que les jours rallongent

et parce qu’il existe une magie nocturne…